Galerie Wishbone
Une entreprise familiale au service de l’art contemporain
Depuis quatre ans, Amielle Clouâtre, son mari Michael Lewin et leurs deux enfants, Zachary et Alicia Lequen, mettent leur savoir-faire au service d’une quinzaine d’artistes en art contemporain. Leur entreprise familiale, la Galerie Wishbone s’est récemment installée dans l’édifice Belgo, véritable carrefour des arts visuels au centre-ville de Montréal. Un nouveau chapitre s’ouvre pour ces passionnés d’art.
Aujourd’hui, c’est jour de vernissage. Amielle et Michael, conjoints dans la vie et copropriétaires de la Galerie Wishbone, vérifient une dernière fois l’accrochage des oeuvres avant de recevoir les premiers visiteurs. Alicia, leur fille, dresse soigneusement la table des vins, tandis que Zachary, leur fils, publie une dernière story sur Instagram. La Galerie Wishbone est en effet une affaire de famille où chacun a un rôle bien défini : Michael gère la comptabilité et s’occupe des accrochages. Zachary, étudiant en marketing et finances, est responsable de la communication numérique. Alicia, historienne de l’art, rédige les textes d’expositions et travaille avec sa mère à la gestion des relations avec les artistes et à la constitution des dossiers de candidature aux foires d’art. Amielle, quant à elle, occupe le poste de directrice avec une vision claire, fonction qu’elle partageait avec Gabrielle Poliquin durant les premières années de l’entreprise. « Gabrielle fait toujours partie de l’équipe. Elle a d’ailleurs agi comme commissaire pour l’exposition qui sera présentée à partir du 13 novembre sur André Clouâtre, mon père. »

UNE AVENTURE NÉE D’UN COUP DE TÊTE
Collectionneurs et artistes eux-mêmes — lui sculpteur et elle photographe —, Michael et Amielle n’avaient pas prévu de fonder une galerie. Tout a commencé pendant la pandémie : Amielle vendait beaucoup de ses photos en ligne et Michael l’a incitée à aller plus loin. Un soir, en flânant dans le Vieux-Montréal, le couple est tombé par hasard sur un local à louer rue Notre-Dame. Le coup de coeur a été immédiat : la Galerie Wishbone était née.
Aujourd’hui, elle représente une quinzaine d’artistes québécois, européens et nord-américains. Fidèles à leur affection pour le Mexique, où ils séjournent régulièrement depuis vingt ans, Amielle et Michael collaborent aussi avec des créateurs sud-américains, comme Florencia Rothschild, Ángela Ferrari et Liz Capote. « La majorité de nos artistes, soit 85 %, sont des femmes. Lorsque je choisis un artiste, je dois être en amour avec son travail, mais je n’ai pas besoin de le trouver “beau”. Ce que je cherche, c’est une sensibilité qui me touche », confie Amielle. Cette ligne directrice se traduit par des expositions où se déploient des voix féminines puissantes, souvent engagées dans des démarches sociopolitiques et féministes. Peinture, sculpture, tissage, photographie, céramique : la galerie illustre la pluralité des disciplines de l’art contemporain et démontre qu’il peut être à la fois accessible, surprenant et profondément humain.
UNE OUVERTURE SUR LE MONDE
La Galerie Wishbone s’est rapidement taillée une place sur lavscène internationale grâce aux foires d’art. Future Fair à New York, Art Toronto, Untitled Art Fair de Miami, EXPO CHICAGO… partout, les collectionneurs ont répondu présents. Prochaine ambition : la prestigieuse Miart de Milan.
Ce rayonnement va de pair avec un ancrage local fort : installée à l’édifice Belgo, la galerie bénéficie d’une visibilité unique au coeur du centre-ville, au sein d’une communauté artistique vibrante. « Ici, nous partageons plus qu’un espace : c’est un véritable esprit d’échange », souligne Amielle.
En somme, en quelques années, la Galerie Wishbone s’est affirmée comme un acteur incontournable du paysage artistique montréalais. En misant sur la diversité des pratiques, la représentation marquée d’artistes femmes et une présence remarquable sur la scène internationale, l’entreprise contribue à enrichir le dialogue autour de l’art contemporain. Sa mission dépasse la simple mise en marché des oeuvres : elle contribue à la vitalité culturelle de Montréal et s’inscrit dans une démarche de valorisation durable des artistes d’ici et d’ailleurs.




